- 04.91.47.82.50
2 jours / 12 heures
20 maximum
IDEL, MK
Plan de développement des compétences (OPCO), Fonds propres
Cette formation porte sur l’usage de l’hypnose conversationnelle dans les soins infirmiers et en masso-kinésithérapie.
Pour les infirmiers, elle en particulier dans les situations où un geste technique, un soin répété ou un contexte de soin génèrent de l’anxiété et majorent la douleur ressentie. Elle vise à permettre à l’infirmier d’intégrer, dans sa pratique habituelle, des techniques de communication verbale et non verbale favorisant l’attention, le sentiment de sécurité et la coopération de la personne soignée. L’hypnose, définie par l’Inserm comme une pratique mobilisant la parole pour aider le patient à lutter contre l’anxiété et la douleur, est ici abordée dans sa dimension conversationnelle, c’est-à-dire intégrée au déroulement du soin.
Pour les masseurs kinésithérapeutes, cette formation porte sur l’usage de l’hypnose conversationnelle en masso-kinésithérapie, dans les situations où l’anxiété, l’appréhension du mouvement, la crainte de la douleur ou le vécu émotionnel de la séance gênent l’engagement du patient dans la prise en charge. Elle vise à permettre au masseur-kinésithérapeute d’intégrer, dans sa pratique habituelle, des techniques de communication thérapeutique brèves et structurées, pendant la mobilisation, le travail manuel, l’exercice thérapeutique ou la rééducation respiratoire.
La formation est construite pour un usage clinique concret. Elle traite du repérage de l’anxiété liée au soin, de l’adaptation de la communication avant, pendant et après le geste, et de l’ajustement de la posture dans le respect du cadre professionnel, de l’information délivrée au patient et de son consentement. L’hypnose conversationnelle est ici abordée comme une modalité relationnelle intégrée au soin ou à la séance. Elle repose sur l’ajustement du langage, du rythme, de la posture relationnelle, de la focalisation de l’attention et de la manière d’accompagner le patient au cours du soin. L’objectif n’est pas de remplacer les moyens antalgiques, les prises en charge habituelles, ou l’évaluation clinique ; il s’agit d’utiliser un levier complémentaire de communication thérapeutique, pour prévenir ou limiter l’anxiété et la douleur induites ou majorées par le soin.
Cette approche s’inscrit dans les missions actuelles des professionnels paramédicaux, qui associent qualité technique, qualité de la relation avec le patient, respect des droits de la personne, recours aux données probantes et participation à la prévention, à l’évaluation et au soulagement de la douleur et de la détresse physique et psychique.
Pour le patient, l’intérêt de cette approche est de bénéficier d’un accompagnement plus ajusté dans les situations où l’anxiété majore la douleur, freine la mobilisation, augmente l’hypervigilance corporelle ou diminue la tolérance à l’effort ou à la douleur. En soutenant la sécurité relationnelle, la qualité de présence du professionnel de santé et l’orientation attentionnelle du patient, l’hypnose conversationnelle peut contribuer à rendre le soin / la séance plus supportable, à faciliter l’adhésion du patient et à améliorer le vécu de la prise en charge.
aucun
Le nombre minimum de participants requis pour le maintien de la formation est de 5.
Formation présentielle : consulter le calendrier des sessions.
Modalités d’inscriptions :
– en nous contactant par téléphone ou mail,
– en remplissant le formulaire d’inscription de la session choisie.
Inscription possible jusqu’à la veille de la formation, pour les actions de FIFPL collectives. Pour les formations FIFPL individuelles, prévoir 15 jours de délais pour obtenir l’accord de prise en charge.
professionnel de santé (infirmier, masseur-kinésithérapeute, …), maître praticien en hypnose ericksonienne, formateur pour adultes
Remise d’un livret pédagogique reprenant les notions essentielles, fiches techniques, fournis au format papier ou numérique
Présentation PowerPoint en vidéo projection,
Démonstrations, exercices de mise en pratique en petits groupes, présentations de vignettes cliniques, projections vidéo,
Evaluation diagnostique (questionnaire d’entrée et auto-positionnement), formative (observation en jeux de rôle et simulations avec feedback), sommative (scénario standardisé + test de connaissances), impact / transfert (plan d’action individuel et, dans un second temps, grille d’évaluation à froid)
Dans le respect de l’article 41 de la Loi pour l’égalité des droits et des chances, nos formations sont accessibles à tous, et notamment aux personnes en situation de handicap. Dans le respect de nos prérequis, nous mettons en œuvre les adaptations pédagogiques nécessaires, selon le handicap, et nous nous assurons que les conditions d’accueil et d’accès sont réunies. Si vous avez besoin que nous mettions en place des adaptations pédagogiques, compensations et aménagements, merci de cliquer sur ce lien.
600 € (T.V.A. non applicable, art. 261.4.4 a du CGI) (T.V.A. non applicable)
Dans le cadre du FIFPL, la formation est prise en charge dans la limite de votre budget, suivant les critères annuels en vigueur. Vous pouvez les consulter ici : FIFPL
Dans le contexte actuel, la qualité des soins ne se réduit plus à la seule qualité technique du geste. Les attentes institutionnelles intègrent désormais de façon explicite l’expérience du patient, la qualité de la relation soignant-soigné, l’information délivrée, le respect des droits de la personne et la prise en compte de la douleur. La HAS a, par exemple, renforcé cette orientation dans le référentiel de certification des établissements de santé version 2025, en insistant davantage sur les droits du patient, sa place d’acteur de sa prise en charge et la prise en compte effective de son expérience.
Dans le même mouvement, la douleur est reconnue par les autorités sanitaires comme un marqueur majeur de la qualité clinique. La HAS rappelle que l’évaluation et la prise en charge de la douleur constituent une priorité de santé publique et un révélateur de la qualité des pratiques. La prévention, l’évaluation et le soulagement de la douleur constituent donc un enjeu quotidien pour les professionnels de santé, y compris en ville et au domicile.
Sur le plan des missions professionnelles, le cadre infirmier actuel associe expressément qualité technique, qualité relationnelle, respect des droits et recours aux données probantes. La loi du 27 juin 2025 sur la profession d’infirmier a inscrit parmi les missions de l’infirmier le fait de dispenser des soins « préventifs, curatifs, palliatifs, relationnels ou destinés à la surveillance clinique ». Le cadre réglementaire consolidé rappelle en outre que les soins infirmiers « intègrent qualité technique et qualité des relations avec le malade », qu’ils sont réalisés en tenant compte de l’évolution des sciences et des techniques, et qu’ils ont notamment pour objet de participer « à la prévention, à l’évaluation et au soulagement de la douleur et de la détresse physique et psychique des personnes ». Le décret du 24 décembre 2025, qui doit préciser les activités et compétences infirmières ainsi que les modalités de la consultation infirmière, confirme cette orientation en prévoyant que l’infirmier réalise ses soins en tenant compte de l’évolution scientifique et technique des pratiques, des données probantes, des règles déontologiques et des droits de la personne, et qu’il assure des soins relationnels permettant d’apporter un soutien psychologique. (voir LOI n° 2025-581 du 27 juin 2025 sur la profession d’infirmier)
L’intérêt d’une formation à l’hypnose conversationnelle s’inscrit donc dans cette évolution : il ne s’agit pas d’ajouter une pratique extérieure au soin infirmier, mais de renforcer une compétence de communication thérapeutique utile dans les situations où l’anxiété majore la douleur et altère le vécu du soin. Les données disponibles vont dans ce sens. L’Inserm indiquait déjà que l’hypnose présente un intérêt principalement pour la douleur et l’anxiété lors de gestes chirurgicaux brefs ou de radiologie interventionnelle. Une méta-analyse publiée en 2025 conclut que l’hypnose est reconnue comme une intervention non pharmacologique efficace pour réduire l’anxiété, la douleur et le stress physiologique lors de procédures invasives, même si l’hétérogénéité des techniques appelle à rester prudent dans l’interprétation et dans la transposition des résultats. Une autre méta-analyse récente souligne par ailleurs que l’anxiété avant un soin ou préopératoire est fréquente, touchant selon les études 60 à 80 % des patients. Ces éléments n’autorisent pas à promettre un résultat uniforme, mais ils justifient l’intérêt d’une formation centrée sur des techniques conversationnelles brèves, intégrées au soin et adossées à un cadre éthique et clinique rigoureux. (voir INSERM, rapport thématique : évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose)
Dans le cadre réglementaire applicable à l’infirmier libéral pratiquant l’hypnose conversationnelle, l’IDEL peut recourir à une communication thérapeutique visant à sécuriser le patient et à limiter l’anxiété liée au soin, à condition de rester strictement dans son champ de compétence. Le Code de déontologie lui impose de consacrer le temps nécessaire au soin en s’aidant, autant que possible, des méthodes scientifiques et professionnelles les mieux adaptées ; il lui interdit d’entreprendre ou de poursuivre des soins dans des domaines qui dépassent ses connaissances, son expérience, ses compétences ou les moyens dont il dispose. Il lui est également interdit de proposer au patient comme salutaire ou sans danger un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé, et il ne doit pas utiliser une technique nouvelle de soins infirmiers qui ferait courir au patient un risque injustifié. Pour l’hypnose conversationnelle, cela implique un usage mesuré, intégré au soin, présenté comme un soutien relationnel complémentaire, et non comme une thérapeutique miracle ou exclusive.
En outre, l’infirmier a le devoir, en toutes circonstances, de s’efforcer de soulager les souffrances du patient par des moyens appropriés à son état, et, dans le cadre de ses compétences propres ou sur prescription / protocole, de dispenser des soins visant à soulager la douleur. L’hypnose conversationnelle n’exonère donc ni de l’évaluation clinique, ni des traitements antalgiques indiqués, ni de l’orientation vers le médecin ou un autre professionnel compétent lorsque la situation l’exige.
Enfin, parce qu’il exerce en libéral, l’infirmier doit garantir les conditions matérielles, documentaires et déontologiques de sa pratique. Pour une mise en œuvre de l’hypnose conversationnelle, cela conduit à suivre une formation spécifique, à assurer une traçabilité minimale des situations de soin concernées et une actualisation régulière des connaissances.
Du point de vue réglementaire, l’hypnose conversationnelle est compatible avec les missions du masseur-kinésithérapeute lorsqu’elle est utilisée comme modalité relationnelle adjuvante intégrée à une séance de masso-kinésithérapie, et non comme une pratique autonome détachée du soin kinésithérapique. En effet, la masso-kinésithérapie consiste en des actes manuels ou instrumentaux ayant pour but de prévenir l’altération des capacités fonctionnelles, de contribuer à leur maintien ou de les rétablir, ces actes devant être adaptés à l’évolution des sciences et des techniques ; le masseur-kinésithérapeute doit en outre tenir compte des caractéristiques psychologiques, sociales, économiques et culturelles de chaque patient, établir un diagnostic kinésithérapique, fixer des objectifs de soins et choisir les techniques qu’il estime les plus appropriées. Il est libre de ses actes, sans négliger son devoir d’accompagnement moral, mais il doit limiter son intervention à ce qui est nécessaire à la qualité, à la sécurité et à l’efficacité des soins.
Dans ce cadre, l’usage d’une communication hypnotique destinée à diminuer l’anxiété, améliorer l’adhésion à la mobilisation, faciliter la rééducation respiratoire ou rendre un exercice mieux toléré peut s’inscrire dans le soin, à la condition de respecter l’obligation d’information loyale, claire et appropriée, la recherche du consentement dans tous les cas, l’obligation de soulager les souffrances par des moyens adaptés, ainsi que l’interdiction de proposer au patient un procédé « illusoire ou insuffisamment éprouvé » ou de lui faire courir un risque injustifié.
En pratique, cela signifie que l’hypnose conversationnelle est juridiquement recevable pour un masseur-kinésithérapeute si elle reste un outil de communication thérapeutique au service d’objectifs de rééducation, de prévention ou de maintien fonctionnel, dans le respect du champ professionnel, des données de la science et du code de déontologie. (Légifrance).